Améliorer le transport en commun

Gérald Tremblay a comme rêve de voir toute la population montréalaise se déplacer en transport en commun. Mais avant de rêver en couleurs, il faudrait rendre les transports collectifs plus attrayants et plus avantageux afin que ça intéresse vraiment tout le monde. Comment donc améliorer l’autobus et le métro? Voici quelques-unes de mes propositions.

Premièrement, une technologie qui permet de suivre la position en temps réel des autobus sur le réseau à l’aide d’un téléphone intelligent, afin de savoir quand l’autobus arrive ou s’il est pris au piège dans le trafic. La STM est déjà en train d’implanter un système qui pourrait permettre ce service. Mais le coût élevé de cette technologie limitera le nombre de véhicules munis d’un GPS.

Deuxièmement, la mise sur pied d’un service permettant de vérifier et recharger sa carte de titres de transport en ligne faciliterait bien la vie des utilisateurs qui doivent se rendre continuellement dans un centre de service pour gérer leur compte.

Finalement, mettre à jour régulièrement la flotte d’appareils des réseaux de transport en autobus, en train de banlieue et en métro. Prenons par exemple les voitures du métro de Montréal, un petit coup de jeunesse pourrait certainement attirer de nouveaux utilisateurs.

Bref, le transport en commun ne sera jamais adapté pour tous, et pour des tonnes de raisons différentes. Si le maire de Montréal veut tant avoir une ville d’autobus, il faudrait se faire à l’idée que malgré une augmentation possible du nombre d’utilisateurs, la voiture existera toujours.

L’intelligence émet des ondes

J’ai un téléphone intelligent, il émet des ondes. Et maintenant, j’ai un compteur intelligent, qui émet lui aussi des ondes. Pour avoir des appareils «intelligents», il faut se faire à l’idée que des ondes électromagnétiques traverseront notre corps en même temps que celles du four à micro-ondes, des télécommandes et du réseau sans fil. Mais, si je ne voulais pas de tout ça, je ne serais pas obligé de m’en servir, sauf pour le compteur fourni par Hydro-Québec. Ce dernier a été installé chez moi, avec un simple avis postal, sans qu’on m’ai demandé mon avis sur ce nouveau prototype. Je n’ai pas le choix, je dois avoir un compteur qui émet des champs électromagnétiques. Hydro-Québec nous assure qu’il n’y a pas de raison de paniquer. Faut-il s’inquiéter de la crédibilité de la compagnie d’État?

D’ici 2017, Hydro-Québec veut remplacer ses 3,8 millions de compteurs actuels par des compteurs intelligents. Malgré la controverse, ce nouveau genre de compteur a quelques avantages, notamment de pouvoir établir des factures en temps réel et de prévenir les microcoupures et les pertes sur le réseau. Pour la compagnie d’État, il est aussi avantageux de pouvoir supprimer des emplois: le relevé des compteurs se fait à distance. Mais Hydro va plus loin. Elle ajoute que l’utilisation de ce nouveau compteur plutôt qu’à l’ancienne génération réduit les frais d’utilisation au client, puisque la mesure de la consommation est «exacte». Personnellement, chez moi, la personne qui est en charge du compte d’électricité affirme qu’il en coûte plus cher qu’avant. Et elle n’est pas la seule: la plupart des citoyens qui testent le compteur ont remarqué une augmentation de leur compte d’Hydro. Voilà d’ores et déjà un mensonge de la part d’Hydro-Québec.

Du côté de la pollution électromagnétique, sans fournir de preuve qui appuie ses propos, Hydro assure que ses compteurs n’émettent qu’une très petite quantité d’électromagnétisme, «à peine perceptible». Pourtant, des spécialistes ont fait le test et ont constaté que les pulsations émises dans une journée sont beaucoup plus qu’à peine perceptibles. Si le compteur émet autant de pollution qu’un téléphone cellulaire, par exemple, il faut se poser des questions sur notre santé. Mais, même un an après l’installation des premiers compteurs, nous sommes sans réponse. Si l’on découvre dans trois ans qu’il s’agit d’un véritable danger public, qu’allons-nous devoir faire de tout ce qui a déjà été installé? Bien sûr, il faudra probablement les faire enlever, ce qui va coûter une fortune. Le pire dans cela, c’est que vous et moi devrons assumer la facture, en plus d’avoir été exposé à un appareil dangereux pendant quelques années.

Pour résumer, Hydro-Québec a lancé son programme sans même nous expliquer pourquoi elle devait le faire, sauf pour réduire ses coûts. Aucun test n’a été effectué avec preuve par la compagnie d’État sur les risques pour la santé publique. En plus, elle oblige les citoyens à se doter du compteur intelligent, ce qui prouve vraiment ses airs de monopole. Dangereux ou pas, nous devons nous poser des questions et exiger un moratoire sur les compteurs intelligents.

Les décorations avant l’essentiel

Prenez la route et regardez autour de vous. Que voyez-vous? Des véhicules, bien sûr, mais vous n’avez pas vu les fleurs qui «agrémentent» votre vue? Ce n’est pas grave, cela veut dire que vous avez le sens des priorités aiguisé. Sinon, vous travaillez peut-être dans l’administration d’une municipalité et les seules choses qui comptent pour vous sont les plants de tulipes, même si votre véhicule roule pendant ce temps dans des cratères. Je vais vous citer quelques exemples d’infrastructures à qui la décoration est plus importante que la serviabilité.

En premier, le nouvel échangeur Turcot, qui sera doté d’un «centre de services». Les camionneurs qui doivent emprunter les maudites bretelles en risquant leur cargaison et eux-mêmes s’en fichent de ce centre de ressourcement magique. Ce qu’ils veulent, c’est ne plus perdre de temps et ne pas se casser la tête continuellement pour savoir où ils passeront. Pire encore, vous pensez vraiment que des gens vont s’arrêter, payer un stationnement et acheter? Un peu de sérieux s’il-vous-plaît! S’ils veulent construire un centre commercial, qu’ils s’installent à un endroit normal pour un centre commercial. C’est pas magasiner que je veux, c’est traverser!

En deuxième, les aménagements paysagers en pleines zones urbaines. Dans ma municipalité, il y a un carrefour giratoire, et ont été aménagées dans le centre des décorations telles une statue illuminée ainsi qu’un beau jardin fleuri. Ok je ne peux pas dire que c’est laid, mais il me semble que la route devrait être belle en premier. De voir que nos taxes sont dépensées beaucoup plus pour l’aménagement paysager que pour la qualité de la route, c’est frustrant. Il faut aussi penser que des employés sont payés par la ville pour effectuer l’entretien des installations et des plantes, ce qui augmente les dépenses. En tout cas, moi je préfèrerais rouler sans me faire brasser que de regarder ce que je n’ai même pas le temps de voir.

En troisième, les appareils d’éclairage de la Place d’Armes, à Montréal. L’administration Tremblay prévoit dépenser 900 000$ en 2012 afin de remplacer les 250 dispositifs d’éclairage qui pour la plupart ne fonctionnent plus. De plus, l’achat de ces lampadaires en 2002 avait été financé sur 20 ans! Il reste donc 10 ans à payer l’ancien système, alors qu’on l’a en partie déjà remplacé.

En conclusion, tout cela est pour dire que les taxes que vous devez aux gouvernements sont en majorité dépensées dans du luxe et non de la nécessité première. Le sens des priorités n’est donc pas acquis à tous…

Changer de poste

À tous les jours, n’importe où et à n’importe quel moment de la journée, ouvrez la télé, et soyez presque sûr de tomber sur des annonces publicitaires. Changez de poste, ce dernier va passer lui-aussi en pause. Incroyable! Pourquoi devrions-nous payer un prix exorbitant pour des publicités et juste des publicités?

Déjà que les émissions sont pourries, il faut en plus endurer du temps d’antenne pour des «si vous appelez maintenant nous doublerons l’offre!». C’est drôle, ça fait deux ans que l’annonce passe chaque jour et j’ai jamais appelé «maintenant»! Quand vous tombez sur quelque chose, c’est un jeu questionnaire. Vous changez alors de poste pour voir encore des annonces. Et combien ça coûte tout ça? Au moins une cinquantaine de dollars par mois, ridicule! Habituellement, quand je paye, je ne dois pas voir de la publicité. Venez pas me faire croire que les annonces servent à financer les Occupation double et Loft Story, ça doit même pas coûter ma paye à produire!

C’est très rare que je regarde la télé, sauf pour un film sur DVD ou encore sur mon Apple TV. Les vidéos pertinents sans publicités que je veux voir, je les regarde sur Internet, et ça me coûte rien en perte de temps. Je considère que les câblodistributeurs et le CRTC nous prennent pour des imbéciles en nous vendant ce produit à un prix de fou. Par chance que la télécommande existe, car je dois souvent changer de poste!

L’année est terminée

L’année 2011 a été chargée en actualité. Les scandales dans la construction, la montée du NPD, l’affaire Turcotte, ainsi que les inondations au Richelieu ont alimentés pleinement les 12 derniers mois. Même si la TVQ augmentera de 1% en 2012, souhaitons-nous du bonheur et de la santé. La santé, c’est ce qu’il y a de plus précieux, et elle n’a pas de prix. Je souhaite à tous mes lecteurs et lectrices une merveilleuse année 2012!